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Le stress : ami ou ennemi ?

Stressé, on l’est tous à un moment ou l’autre de notre vie. Souvent, le stress est ponctuel et peut agir comme un levier de motivation en nous donnant ce supplément d’énergie pour une compétition sportive, pour finir un dossier important dans les temps, pour gérer un problème familial ou faire face à un imprévu. Mais il arrive aussi que le stress s’installe durablement dans nos vies. Il est toujours présent en tâche de fond, fatiguant constamment l’organisme et augmentant les risques de développer d’autres maladies.

Alors le stress est-il un ami ou un ennemi ?

Selon les personnes, les situations et le contexte, il peut être l’un ou l’autre, ou les deux. Mais plus il tend à s’installer, plus il vous fera basculer dans le côté obscur du stress. 

 

Le « bon ​» stress existe-t-il vraiment ?

Oui, il existe et il a même un nom : l’eustress. Il s’agit d’une réponse cognitive positive au stress qui provoque un sentiment d’épanouissement. C’est ce bon stress qui vous pousse à vous dépasser et à donner le meilleur de vous-même. Il alimente l’excitation et l’enthousiasme provoqués par une situation dans votre vie. Néanmoins, contrairement au « mauvais ​» stress qui peut nous toucher tous, facilement, et à tout moment, l’eustress nécessite des efforts pour être maintenu dans la longueur. On ne peut pas être toujours à 200%. Pour allumer la flamme de l’eustress, il faut un contexte, une motivation et un état d’esprit propice, avec l’envie de challenger et d’être challengé, et des tâches qui apparaissent comme étant surmontables. 

Ce bon stress est utile et peut se déclencher à certains moments particuliers, comme :

  • Participer à une compétition sportive : pour avoir envie de se dépasser car plus l’enjeu est important, plus l’eustress peut être puissant.
  • Faire bonne impression pour un nouvel emploi : pour être souriant, enjoué, motivé et de bonne humeur au cours des premiers jours.
  • Terminer un projet dans les temps : que ce soit sur le plan personnel ou professionnel, c’est ce rush d’efficacité qu’affectionnent certaines personnes dans la dernière ligne droite. 
  • Se surpasser pour atteindre un objectif et donner le meilleur de soi-même.
  • Apprendre de nouvelles compétences que ce soit dans le cadre de ses études, d’un projet de reconversion ou par simple curiosité.

Le bon stress est donc une sorte de super pouvoir qui est à votre disposition. Il faut juste savoir s’en servir au bon moment. Car s’il est puissant, il ne se révélera utile que dans des situations exceptionnelles.

 

Le « mauvais ​» stress : omniprésent et encombrant 

Le stress est une adaptation naturelle de l’organisme face à une situation potentiellement dangereuse. Initialement, c’est une alerte utile qui peut nous sauver la vie. Or, nous ne vivons plus à une époque où le danger provient de notre environnement. Nous nous sommes adaptés et le stress aussi. Il peut survenir dans différentes situations du quotidien comme la vie professionnelle, dans le cadre de difficultés relationnelles, de problèmes financiers, de problèmes de santé, ou encore lorsque vous faites face à un changement brutal et inattendu.

À petite dose, le stress est gérable. C’est un voyant qui vous prévient d’un problème. S’il est ponctuel, il ne devrait pas trop vous déranger. En revanche, lorsqu’il est trop présent, il devient encombrant et il faut alors le combattre. Pour cela, il existe heureusement plusieurs armes à votre disposition.

  • Première étape : identifier la source du problème. Souvent, elle est claire et limpide : un client mécontent, un conjoint toxique, un examen à passer… Mais parfois, elle n’est pas toujours évidente à trouver. C’est le cas d’une tension permanente, mais qui n’explose jamais, ou de problèmes enfouis plus profondément qui se décident à ressurgir dans votre quotidien. Si la source du stress vous échappe, parlez-en autour de vous (amis, collègues, famille) et n’hésitez pas à chercher de l’aide pour l’exprimer.
  • Deuxième étape : prendre du recul, rationaliser le problème et essayer de trouver des solutions. Il est toujours facile de donner des conseils à des personnes stressées, mais plus difficile de se les appliquer à soi-même. En tentant d’analyser votre situation à froid, quels conseils pourriez-vous donner à quelqu’un qui rencontre le même problème ? Cela pourrait être, par exemple, de mieux communiquer, de changer d’emploi, de s’éloigner des personnes toxiques, de reprendre le sport.
  • Troisième étape : calmer son stress avec des techniques de bien-être. Il en existe de nombreuses comme la méditation, la sophrologie, le neurofeedback, la musique, le sport, le changement d’alimentation, la psychothérapie, etc. On réagit tous différemment à ces techniques selon notre personnalité et nos expériences. La méditation pourra ainsi se révéler très efficace pour certaines personnes et pas pour d’autres. Il est donc important de les tester pour bien se les approprier et trouver celles qui fonctionnent.

 

En soi, le stress n’est ni un ami ni un ennemi. C’est un mécanisme naturel visant à vous alerter, vous stimuler quand c’est nécessaire, et vous protéger. Le connaître permet de mieux maîtriser ses mécanismes pour réduire le mauvais stress avec les bonnes techniques quand vous en avez besoin.