
Nous passons près d’un tiers de notre vie à dormir. Le sommeil est un allié indispensable pour notre bien-être, et notre santé mentale et physique. Il est donc important de comprendre comment il fonctionne. Une nuit complète et régénératrice nécessite l’enchaînement de plusieurs cycles de sommeil. Plus vous êtes détendu et serein au moment du coucher, plus votre nuit pourra être reposante. C’est donc l’occasion de se plonger dans le fonctionnement des cycles de sommeil pour comprendre comment ils fonctionnent et ainsi mieux gérer son sommeil au quotidien.
Stade 1 : l’endormissement
À moins d’être réveillé en pleine nuit par un bébé affamé, un cauchemar ou un voisin trop bruyant, ce stade ne se déroule qu’une seule fois. Il se caractérise par une fatigue intense, des bâillements importants, une sensation de lourdeur et des étourdissements sans conséquence. Tous ces signaux sont envoyés par le corps pour dire qu’il est temps d’aller se coucher. Une fois allongé, le corps se détend et entre rapidement dans un état de somnolence. Chez certaines personnes, ce moment se caractérise par une sensation de chute bien connue qui est provoquée par des contractions musculaires. Ce phénomène touche près de 70% de la population et fait partie de ce qu’on appelle des « hallucinations hypnagogiques. » Ce stade 1 ne dure guère plus que quelques minutes avant de basculer dans le sommeil.
Stade 2 : le sommeil lent léger
C’est la première étape du sommeil. Les muscles se relâchent progressivement et le rythme cardiaque ralentit. La respiration est calme et régulière, et la circulation sanguine et la digestion sont plus lentes. C’est un stade où il est encore facile d’être réveillé, en particulier en raison du bruit ou de la lumière. En cas de réveil, on redevient très rapidement conscient de soi et de son environnement.
Stade 3 : le sommeil lent profond
Ici, le dormeur est isolé du monde extérieur. C’est une étape importante, car c’est là que le sommeil est profond et récupérateur. Lorsqu’on entre en sommeil lent profond, l’hypothalamus ordonne à l’hypophyse de produire des hormones de croissance. Chez les enfants, elle favorise le développement de la croissance, alors que chez les adultes, ces hormones permettent de réparer les cellules endommagées. D’autres hormones sont également sécrétées comme la ghréline et la leptine qui sont utiles pour réguler l’appétit pendant le sommeil. C’est aussi notamment le moment où les muscles font le plein d’énergie.
À noter qu’un réveil en stade 3 est souvent très difficile à gérer. Chez les personnes qui y sont sensibles, c’est à ce stade que se produisent les terreurs nocturnes et le somnambulisme. Pour tous les autres, se réveiller en phase 3 nécessite plusieurs minutes pour revenir à un état de veille complet.
Stade 4 : le sommeil paradoxal
C’est le stade des rêves. Lorsqu’on passe en sommeil paradoxal, l’activité électrique du cerveau s’agite alors que le tonus musculaire reste absent. Seuls mouvements visibles : des contractions du visage et des mouvements oculaires rapides sous les paupières. Au stade 4, l’activité du dormeur est très irrégulière : les fréquences cardiaques montent et descendent, le cerveau travaille en continu, et la respiration peut être très changeante. C’est durant cette phase que le cerveau stocke, trie et organise l’information pour créer des souvenirs, travailler sur la mémoire, les rêves et « nettoyer » son esprit.
Lorsqu’on est réveillé au stade 4, le retour à la conscience est généralement assez rapide, car l’activité du cerveau est proche de celle qu’il aurait normalement en pleine journée.
Les stades 2, 3 et 4 terminés constituent un cycle de sommeil complet qui dure en moyenne 90 minutes. À la fin de chaque cycle, le dormeur récupère un tonus musculaire qui lui permet de bouger et de se retourner. C’est une étape avec de courts réveils succincts qui dure de 10 à 20 minutes avant d’enchaîner avec un nouveau cycle complet.
Une nuit complète est un enchaînement de 3 à 5 cycles de sommeil.
Bien dormir est essentiel, car le sommeil impact notamment la mémoire, les facultés d’apprentissage, le métabolisme, et l’immunité. Le problème, c’est que les troubles du sommeil semblent augmenter dans la population au cours des dernières années. L’INSERM confirme même qu’une personne sur trois est concernée par des troubles du sommeil. Si chacun a sa propre recette personnelle pour bien dormir, le fait d’être détendu et relaxé joue un rôle central dans la préparation au sommeil pour faire de cette nuit tant attendue un vrai moment de récupération.